Le socioconstructivisme radical de la réforme

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cgelinas
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Le socioconstructivisme radical de la réforme

Message par cgelinas »

Il ne fait aucun doute qu'en 2010, année où le Renouveau pédagogique est pleinement implémenté, les Québécois comprennent mieux que jamais que la "réforme" de Pauline Marois est un échec.

Il s'agit d'un exercice de socioconstructivisme radical et en ce sens, voici ce qu'un des initiateurs de la réforme avait à dire à propos de cette nouvelle façon de faire les choses où toute notion d'autorité est évacuée:
  • [...] maîtres et élèves ont les mêmes droits et les mêmes responsabilités.

    L’enseignant doit se creuser la tête pour créer des situations-problèmes, à la fois mobilisatrices et orientées vers des apprentissages spécifiques. (…) Il doit pratiquer un certain détachement du programme ; posséder une grande connaissance des processus mentaux des élèves ; oublier sa propre expertise pour se mettre à la place de l’apprenant ; pratiquer une gestion de classe souple dans un environnement complexe.

    C’est un intervenant qui planifie et organise les activités, conseille, accompagne, encourage, soutient, apprend en cours de route, fait des suggestions, mais n’impose jamais. Il soutient l’apprenant et tient compte de ses possibilités, forces, besoins et sentiments. [...]
Avez-vous déjà lu pareil ramassis de nièvreries?

Voici un autre extrait, qui complète le précédent provenant de l'article "Contre la Réforme pédagogique: La contre-réforme!":
  • Ce socioconstructivisme radical n’est donc qu’un empirisme subjectiviste. Toutefois, quantité de concepts échappent à l’expérience directe et c’est justement la fonction de l’enseignement de transmettre un savoir pour combler les limites de l’expérience ou pour la corriger. Glasersfeld le nie. Pour lui, explique Baillargeon, « ces structures que construit l’enfant, son savoir, sont après tout SES constructions et rien ne devrait autoriser quiconque à les contester. Surtout pas la référence à un savoir privilégié qui n’est de toute façon qu’une opinion partagée et imposée par les groupes dominants. On aboutit ainsi à soutenir une sorte de principe d’incorrigibilité pédagogique selon lequel la correction des erreurs est à proscrire et avec elle, bien entendu, toute forme d’évaluation. »
C'est incroyable que les fonctionnaires du ministère de l'Éducation aient réussi à imposer LEUR vision du monde alors qu'elle est aussi malveillante envers nos enfants.

Les parents du Québec ont de sérieuses questions à se poser à propos du Renouveau pédagogique et l'angle du sociocontructivisme radical issu des mandarins du pouvoir, au MELS, ne devrait pas être sous-estimé.
Claude Gélinas, Éditeur
educationquebec.com

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