Postdocs: Harper doit agir rapidement

Répondre
Avatar du membre
cgelinas
Administrateur
Messages : 130
Enregistré le : 31 mai 2010, 14:36
Localisation : Lévis, QC
Contact :

Postdocs: Harper doit agir rapidement

Message par cgelinas »

OTTAWA, le 16 nov. - Des représentants de stagiaires postdoctoraux et d’associations étudiantes pressent le gouvernement Harper afin qu’il reconsidère sa politique envers les stagiaires postdoctoraux, principalement en ce qui a trait à la rétroactivité de la fiscalisation des bourses postdoctorales.

En effet, dans le dernier budget fédéral, le gouvernement a décidé que toutes les bourses postdoctorales seraient dorénavant comptabilisées dans les revenus imposables. « L’Agence du Revenu du Canada (ARC) entretient toujours un flou quant à la possibilité d’appliquer la mesure de façon rétroactive à 2006. Déjà, nous avons eu vent de cas où nos craintes semblent prendre forme. Ce serait désastreux pour les postdocs qui seraient dans l’obligation de payer ces arriérés d’impôts, en plus des intérêts », s’est exclamé Laurent Viau, président du Conseil national des cycles supérieurs (CNCS). Les postdoctorants ainsi que les associations étudiantes demandent au gouvernement fédéral que la fiscalisation des bourses ne puisse s’appliquer qu’aux seules bourses postdoctorales attribuées après le dernier budget de mars 2010.

D’autre part, bien peu de bourses sont aussi élevées que les bourses Banting. En moyenne, les postdocs ont un revenu inférieur au montant des bourses fédérales attribuées aux étudiants au doctorat qui, elles, sont exemptées d’impôt. La fiscalisation des bourses postdoctorales lors du dernier budget fédéral est venue briser la gradation normale des revenus entre un doctorant, un postdoctorant et un professeur d’université en début de carrière. « Il faut être conséquent avec les sommes que l’on donne aux autres niveaux. Les unités académiques responsables de ces chercheurs auront à compenser à même leurs budgets de recherche déjà restreints. C’est de l’argent en moins pour les efforts de recherche et de formation », a indiqué Eric Snow, président du Comité des étudiants diplômés de l’Alliance canadienne des associations étudiantes (ACAE-CASA).

Soulignons que ces bourses sont généralement insuffisantes. « Ce sont des chercheurs spécialisés qui ont décidé de parfaire leur formation en milieu universitaire. Les universités ont grandement besoin de l’expertise de ces chercheurs et on ne peut leur demander de continuer leurs recherches à un si haut niveau pour un revenu dérisoire », a précisé Dr Angela M. Crawley, coprésidente intérimaire de l’Association canadienne des stagiaires postdoctoraux (ACSP-CAPS). Après tant d’années d’études, les incitatifs financiers pour poursuivre une formation de recherche ne sont plus suffisants, d’autant plus qu’ils ont souvent de lourdes dettes d’études à rembourser, que plus de 81 % d’entre eux ont plus de 30 ans, que le tiers d’entre eux ont des enfants, et qu’ils n’ont souvent aucun fond de retraite ou d’épargne.

Le gouvernement fédéral souhaite que le Canada soit compétitif à l’échelle internationale en ce qui concerne les stagiaires postdoctoraux, c’est pourquoi il a créé les bourses Banting. Toutefois, pour être en mesure d’attirer les chercheurs de calibre mondial, il devra relever le niveau de revenu des postdocs. L’attribution de bourses Banting à 70 000 $ par année ne touche que 2% des postdoctorants au Canada. La majorité gagne moins de 38 000 $ avant taxe et ne peut se permettre de payer rétroactivement des montants qui leur ont été promis.

Depuis plus de 20 ans, la FEUQ représente les étudiantes et les étudiants universitaires du Québec. Composée de 15 associations membres et forte de 125 000 membres, la FEUQ est le plus important groupe jeune au Québec. Au sein de la Fédération, le CNCS-FEUQ représente plus de 30 000 étudiantes et étudiants des cycles supérieurs des universités du Québec. www.feuq.qc.ca

L’Alliance canadienne des associations étudiantes (ACAE) est un organisme étudiant national non partisan, sans but lucratif, composé de 26 associations étudiantes représentant plus de 320 000 étudiants de tout le pays.

L’ACSP-CAPS cherche à pourvoir un moyen d’expression pour les besoins et préoccupations des stagiaires postdoctoraux aux niveaux national, provincial et local. L’ACSP-CAPS fait ainsi le lien entre les associations postdoctorales au sein des universités, ou entre les individus ne disposant pas d’association locale. L’ACSP-CAPS travaille à promouvoir les meilleures pratiques concernant la formation et le traitement des postdoctorants à travers le Canada.


Renseignements :
Claude Gélinas, Éditeur
educationquebec.com

Blogues: Montréal | Québec | Lévis | Emploi | Éducation | Placements | Transports
Web: Achetez vos noms de domaines au plus bas prix...

Répondre